samedi 15 août 2020

PAVLOVA pour une pause estivale gourmande réalisée avec le bon miel de nos abeilles


Au coeur de l'été, la récolte du miel et la profusion des fruits goûteux inspirent la création culinaire. Voici une recette de Pavlova facile à réaliser même pour les débutants pâtissiers.

La Pavlova est un nid de meringue agrémenté d'une crème douce sur laquelle sont disposés des fruits. Dessert léger idéal en été. Habituellement les recettes de Pavlova utilisent une crème mascarpone. Je vous propose une mousse de lait avec votre miel d'été juste récolté : un régal de légèreté ! Le chef  MOF Stéphane Tréand propose sur son site cette fameuse et  délicieuse recette de mousse de lait. 


Les ingrédients

meringue 

  • 125 g de blanc d’oeuf
  • 215 g de sucre
  • 15 g de fécule de maïs (maïzena) = 1 grosse cuillère à soupe
  • 1 cuillère à café de vinaigre blanc (ou de jus de citron)

mousse de lait au miel


préparation de base

  • 2 feuilles de gélatine
  • 100 g de crème liquide à 35%
  • 30 g de miel
  • 15 g de lait en poudre

préparation de crème fouettée

  • 240 g de crème liquide 35%
  • 10 g de sucre glace


fruits au choix selon la saison

nectarine pêche mirabelle poire fraise framboise …

agrumes ananas … pomme, fruits secs en hiver ...


préparation de la meringue

à préparer la veille ou plus avant . Se conserve à l'abri de l'humidité. 

Versez les blancs, le sucre et la fécule de maïs dans le bol de votre robot pâtissier muni du fouet.

Montez la meringue à vitesse moyenne (pas à fond) pendant 10 minutes.

Ajoutez ensuite le vinaigre blanc ou le jus de citron, mélangez à nouveau pendant une minute.

Former un nid avec une cuillère, ou si vous êtes à l'aise avec une poche à douille. La crème sera ensuite insérer dans ce nid.

Enfournez à 100°C chaleur tournante pendant 1h30, voire 2 heures selon l'épaisseur de votre meringue.

Avec un four traditionnel, il faut entrouvrir légèrement la porte pour laisser circuler l'air.


préparation de la mousse de lait au miel 

à préparer la veille : il faut un temps de repos au froid pour avoir la texture mousseuse.


Placer la cuve et le fouet au congélateur avant de les utiliser pour la crème liquide.

La réussite d'une bonne crème fouettée est liée à une cuve et un fouet très froids !

Ramollir la gélatine dans une eau très froide avec des glaçons pour l’hydrater durant une dizaine de minutes.


préparation de la base :

versez et mélangez dans une casserole la crème liquide, le miel et le lait en poudre.

portez à ébullition pour que le mélange soit chaud, transférez aussitôt le mélange dans un bol puis ajoutez la gélatine ramollie essorée jusqu’à dissolution complète en remuant 

laisser refroidir le mélange, filmez au contact avec un film alimentaire


préparation de la crème fouettée : c'est la partie la plus délicate de la recette

fouettez la crème liquide et le sucre glace à vitesse maximale

Attention à ne pas trop fouetter la crème qui sera alors trop ferme et donc difficile à incorporer. Il s'agit d' obtenir une crème fouettée "aérée". 


le mélange

il ne faut pas casser la texture de la crème fouettée. Mettre un tiers de la crème fouettée dans le bol de la préparation de base et incorporez avec une maryse délicatement doucement en faisant des ronds. Procédez ainsi jusqu’à ce que toute la crème soit incorporée. 

Mettre au frais quelques heures la mousse pour que sa texture change et se fige. 


montage de la pavlova


Dans le nid de meringue ou la rosace faite avec une douille insérez la mousse de lait au miel avec une maryse ou avec une poche à douille puis déposez les fruits dessus.


Pour une touche gourmade il est possible d’ajouter :

- un insert fruit entre la meringue et la crème

-  un insert caramel beurre salé

- des touches colorées avec une poche à douille. 

Les inserts ont tendances à "mouiller" la mousse de lait et donc à la liquéfier. Mais comme la Pavlova sera partagée avant, les gourmands ne laisseront pas le temps à la mousse de fondre.


vendredi 26 juin 2020

travaux apicoles de juillet

                                                                                                                                                          
 juillet

🟡 C'est en principe, sauf miels spécifiques, la période où l'on retire les hausses. 
Quand on vient de retirer les hausses, les abeilles manifestent toujours un peu d'agressivité si l'on visite les ruchers dans les deux ou trois jours.


🟠 Il faut noter l'état du développement de chaque ruche. En général, les essaims ne construisent plus. Donc, il faudra leur apporter des cadres déjà tirés, afin de donner davantage de place à la reine pour pondre.


🔴 Il faut surveiller l'infestation des varroas surtout quand il y a eu des journées humides ou pluvieuses, voire souvent en juillet ... des nuits froides ou avec un abaissement des températures.

🟢 Surveiller si les abeilles ont suffisamment de nourriture. Au besoin, on peut leur apporter un sirop de  nourrissement. Deux à trois litres feront l'affaire si les deux cadres de rives ne sont pas complets.

A l'inverse, s'il y a trop de cadres de miel dans le corps, on procédera au remplacement d'un ou deux cadres en donnant en plein centre du couvain des cadres vides tirés de façon à ce que la reine dispose de suffisamment de place pour maintenir sa ponte. 
Les cadres prélevés conviendront parfaitement pour les essaims si ceux-ci manquent de réserve. Sinon, il faudra les stocker dans une pièce fraîche. Si vous avez de la place dans votre congélateur, vous pouvez les stocker ici. Cela tuera les larves de fausse teignes généralement logées dans les cellules à pollen.

lundi 15 juin 2020

une ruche bourdonneuse : un indice qui ne trompe pas


Extrait de l'article publié sur le blog du 24 juin 2019
"Ruche bourdonneuse : mode d'emploi"



Une ruche bourdonneuse n’est pas une colonie d’abeilles qui bourdonne ou qui a le bourdon, mais une colonie d’abeille qui ne produit que des mâles d’abeilles, les faux-bourdons. 

Pourquoi une colonie devient bourdonneuse ?

         Une colonie devient bourdonneuse lorsque, en absence de leur reine (et donc des phéromones qui inhibent la production d’œufs dans les ovaires de certaines abeilles ouvrières), celles-ci se mettent à pondre. Mais n’ayant pas été fécondées par des mâles et en absence de spermathèque, ces ouvrières ne produisent que des œufs de faux-bourdons. C’est donc la mort de la colonie à plus ou moins brève échéance si l’apiculteur n’intervient pas.
Comment reconnait-on une ruche bourdonneuse ?

         L’absence de plaques de couvain d’ouvrière ne suffit pas pour décréter qu’une ruche est bourdonneuse. Il peut s’agir d’une rupture momentanée de ponte, ou d’une jeune reine n’ayant pas encore débuté sa ponte. En cas de doute dans ce cas, l’apport d’un cadre de jeune couvain d’une ruche voisine saine en position centrale vous pourra être utile. S’il s’agit bien d’une absence normale de ponte en présence d’une reine, cela ne gênera en rien et ne fera que renforcer la colonie. Mais si la colonie était bien orpheline (mais pas encore bourdonneuse), les abeilles pourront alors de nouveau élever une reine, et tout rentrera rapidement dans l’ordre. Vous aurez fait alors un remérage par apport de jeune couvain. Par contre, si des ouvrières ont déjà commencé à pondre, elles n’accepteront pas d’élever une nouvelle reine.  


LES INDICES
Les 67 meilleures images de sherlock holmes | Coloriage, Sherlock ...
         Une colonie bourdonneuse se reconnait donc en premier lieu par la présence anarchique de ponte disséminée, à raison de plusieurs œufs par cellules. 


Il y a tellement d'oeufs que le fond de l'alvéole est blanchi : pas besoin d'une loupe pour les observer !!!!

Ensuite, et plus aisément, on reconnait alors çà et là les cellules de couvain de mâle, toujours en absence, bien sûr, de couvain d’ouvrières.





(suite de l'article sur le blog ...)


jeudi 4 juin 2020

📣 miellée en vue 📣

le châtaignier est en fleur !!!


La miellée du châtaignier est très attendue des apiculteurs et apicultrices. Les arbres sont en fleur avec trois semaines d'avance !
Le miel de châtaignier est exceptionnel pour ses qualités médicinales, et pour ses saveurs et parfums puissants et corsés. C'est un miel de caractère qui a du corps et de la force vitale.



lundi 1 juin 2020

fraîcheur et douceur d’été 

 L'été s'annonce caniculaire !
🥵

Pour apporter un peu de fraîcheur l’abeille pratique vous propose de réaliser 
un sorbet aux douceurs de l’été.




Choisissez 7 belles et bien mûres pêches ou nectarines, ou 10 pêches de vigne, abricots ... 
Retirez la peau et le noyau des fruits, puis coupez les en quartiers. Versez les fruits dans une poêle et ajoutez : 3 cuillères à soupe de miel fraîchement récolté, 5 cuillères à soupe de sucre de canne. 
Cuire l’ensemble une dizaine de minutes à feux doux puis laissez bien refroidir. 
Mixer finement jusqu’à l’aspect velouté.Placez la préparation dans une turbine à glace.

La glace au miel

base de crème anglaise :
mélanger 4 jaunes d'oeuf à 10 g de sucre pour obtenir un mélange mousseux.
chauffer 200 g de lait et incorporer le mélange sucre/jaunes. Porter à 84°C et cuire jusqu'au nappage de la cuillère.
ôter du feu
incorporer 100 g de miel et laisser infuser jusqu'au refroidissement 
ajouter 300 g de crème épaisse au fouet
turbiner





lundi 25 mai 2020

Rien à cirer, vos abeilles ?



Reprise et réactualisation d’un article paru dans le bulletin de l’ASAD en juin 2016.  



         Est-il encore utile, ici, dans ce blog, de rappeler l’intérêt sanitaire de remplacer chaque année au moins deux cadres de vieilles cires par ruche ? Le remplacement des cires se faisant au printemps. Il est encore temps de le faire. Mais en fait, ce n’est pas uniquement de cela dont je veux vous parler aujourd’hui, mais d’un sujet proche, d’une technique que j’ai adoptée il y a maintenant plus de dix ans, et qui suscite aujourd’hui de plus en plus d’intérêt ou du moins d’interrogation.

         Il s’agit du renouvellement des cadres sans aucun intrant en cire gaufrée (donc refondue), c’est-à-dire en ne redonnant aux abeilles que des cadres filés, sans feuille de cire gaufrée.

         Quel intérêt ?

L’invention de la cire gaufrée a été présentée, dans son temps, comme une avancée considérable dans l’économie de l’apiculture moderne. En effet, faire gagner, dans la construction des cadres, du temps aux abeilles pour lesquelles le temps n’est pas de l’argent mais du miel, c’était au final leur faire gagner du miel et donc de l’argent à l’apiculteur. Surtout à une époque où la valeur économique de la cire avait beaucoup perdu. On dit souvent qu’il faut que les abeilles consomment 10 kilos de miel pour produire le kilo de cire constituant les 10 cadres de la ruche. Soit ! Mais comme vous ne remplacez que 2, voire 3 cadres par an, êtes-vous vraiment à 3 kilos prêts en échange d’une colonie saine et non-essaimeuse ? D’autant que, pour ma part, je doute que ces proportions soient vraiment exactes…  

Ensuite, nous savons maintenant que, comme une éponge, la cire absorbe les polluants de l’environnement, qu’ils soient atmosphériques, qu’ils soient issus par migration des matières entreposées dans les cellules (pollens principalement), mais aussi les produits vétérinaires, molécules synthétiques bien indispensables, mais dont même ceux autorisés par l’apiculture biologique n’ont rien de naturel, hélas ! Or, qui dit absorption dit aussi rediffusion tout au long de l’année dans le corps de ruche, là où se trouvent couvain et réserves de nourriture pour le couvain. Là où vit la reine pendant éventuellement plusieurs années. La refonte des cires, même si elle est semble-t-il de mieux en mieux maîtrisée par certains ciriers, concentre d’année en année ces résidus indésirables dans les feuilles de cire gaufrée redonnées aux abeilles. L’ASAD44, me direz-vous propose de gaufrer vous-même vos feuilles, à partir de votre propre cire d’opercule. C’est une excellente solution, mais qui ne répond néanmoins pas entièrement, selon mon expérience, au problème principal.

Enfin je reste persuadé, qu’outre l’aspect sanitaire que j’ai abordé plus haut, l’introduction de feuilles gaufrées et leur « étirage » par les ouvrières entraîne un problème de déséquilibre dans la colonie. En effet, toute la nouvelle génération des anciennes nourrices qui passent au stade suivant de cirières (avant de devenir gardiennes puis butineuses) se retrouvent quasiment au chômage économique. La colonie n’a pas besoin d’elles ! La colonie n’a alors que deux choix face à ce déséquilibre : soit essaimer, c’est-à-dire préparer un essaimage, soit accélérer le reclassement vers le stade suivant, ce qui ne fait souvent que retarder le même processus. On sait bien que la propension à l’essaimage vient souvent d’un déséquilibre entre les castes au sein de la colonie.

Il semble également que de laisser les abeilles construire comme bon leur semble leurs rayons, ce qu’elles ont parfaitement su faire sans notre aide depuis la nuit des temps, leur donne la possibilité de favoriser la construction de cellules de mâles dont le rôle, contrairement à ce qu’on a longtemps dit, serait favorable au bon équilibre des colonies, et même à leur productivité ! Oui, on n’a pas encore tout découvert sur le rôle des mâles, considérés à tort comme des bons à rien, sauf pour la bagatelle. Si les abeilles les élèvent et les acceptent pendant un temps, quand bien même elles semblent ne pas en avoir besoin, ce n’est certainement pas sans idée derrière la tête.   

Donner à construire, occuper les abeilles, reviendrait donc à garantir une meilleure harmonie naturelle entre les différents organes de ce grand corps qu’est la colonie. Attention, je n’ai pas dit que mes colonies n’essaiment pas ! Mais il me semble bien qu’elles ont moins cette tendance en comparaison avec les collègues. Bien entendu, construire demandera peut-être un peu plus de temps, demandera sans doute un peu miel, mais si vous les faites construire au bon moment, sur la miellée de printemps, et qu’elles vous récompensent par l’absence d’essaimage, je vous garantis que tout le monde y sera gagnant…   

Maintenant, comment procéder ?

A mes débuts, j’avais peur que les abeilles ne sachent pas où et comment construire leurs rayons sur les cadres nus. Je soudais donc une amorce dans la rainure du haut du cadre. Mais je me suis ensuite aperçu que les abeilles savaient très bien s’en passer. En plus de dix années de pratique, je n’ai connu qu’un seul essaim, cette année, qui se soit mis à construire en dehors des clous… Par contre, comme je n’utilisais pas de fil, j’ai eu plusieurs accidents de rayons qui se cassaient lors du transport des ruchettes ou dans la manipulation, les abeilles ne soudant pas les côtés aux cadres la première année. L’utilisation des fils me permet donc de consolider la fragile construction de cire fraîche.

Pour les cadres de corps, il suffit d’introduire des cadres filés d’un simple aller et retour en Z. Mais les cadres filés de manière classique, que ce soir verticalement ou horizontalement conviennent également. Mais attention !!! Au moment de l’introduction, assurez-vous impérativement que votre ruche est et restera bien de niveau entre sa gauche et sa droite ! Car les abeilles construiront irrémédiablement la brèche verticalement, en soudant le bas de la construction sur la paroi ou sur le cadre voisin. Un nouvel outil sera donc indispensable dans votre caisse, le niveau !

En ce qui concerne les cadres de hausse, inutile de passer du fil. Pensez néanmoins à recontrôler avec le niveau au moment de la pose des hausses, le sol ayant parfois la fâcheuse tendance à bouger. Des petites cales de bois de différentes épaisseurs font aussi partie de ma panoplie apicole. Pour faciliter la montée dans les hausses, mélangez les cadres à raison d’un cadre construit pour un cadre d’amorce. Car bien sûr, vous allez récupérer et réutiliser les cadres après extraction, jusqu’à ce qu’ils soient finalement bons pour la réforme, tout comme vous le faisiez auparavant. Attention toutefois à l’extraction ! Commencez doucement la rotation de l’extracteur afin d’éviter la casse. Là aussi, c’est un tour de main à prendre. Pour les cadres mal construits ou fragilisés, il vaut mieux les casser directement dans le bac à désoperculer. 



Autre avantage des cadres de hausse sans fil, vous pourrez très facilement découper des rayons de miel à la cire vierge. Il se vend des petites boîtes spéciales qui permettent une très jolie présentation. C’est de plus en plus recherché, et le prix de vente (au kilo, il faut bien entendu peser chaque boîte) est très intéressant.

Et votre cire ? Vous pourrez toujours la revendre au cirier. Ou fabriquer des bougies. Pensez à prévoir des occupations en cas de nouveau confinement…


Luc Gouverneur

Cellule royale recherchée !


Un membre de notre association logeant à St Mars de Coutais est à la recherche urgente d'une cellule royale pour remèrer une colonie.
Si vous faites de l'élevage de reine ou si vous avez une colonie en préparation d'essaimage, merci de de contacter le 06 37 33 41 44. 
La solidarité et l'entraide, c'est aussi ça le rôle de l'ASAD44.